Blog

Si vous habitez en métropole, vous en avez probablement déjà aperçu. Depuis quelque temps, les navettes autonomes circulent librement dans les zones urbaines. Cette phase d’expérimentation tend à développer et améliorer ce projet qui promet d’être le transport du futur. Zoom sur cette automobile pas comme les autres.

Pourquoi intégrer les navettes autonomes dans les métropoles ?

Depuis les discours alarmistes sur le changement climatique, les métropoles agissent pour une transition énergétique. Première cause de la pollution dans les grandes villes : l’émission de CO2 des voitures. Pour inciter les automobilistes à laisser leur véhicule chez eux, les collectivités locales ont pris différentes mesures. L’installation de péages urbains à Rome, Londres ou encore Stockholm a dissuadé certains usagers ; la piétonisation des berges de Paris n’a pas donné le choix aux Franciliens.

Un autre enjeu oblige néanmoins les villes à proposer des solutions contre les voitures particulières. La circulation est de plus en plus compliquée dans les métropoles puisque leur démographie ne cesse d’augmenter. La densité du trafic nécessite des mesures sécuritaires qui impactent le temps des trajets : feux de circulation, passages piétons, ronds-points, dos-d’âne, etc.

Si les réseaux de transport en commun se développent, la navette autonome arrive à point nommé dans ce chaos urbain. Électrique, elle représente un grand atout écologique et pratique pour les grandes villes.

 

Homme dans un transport en commun avec une tablette et un téléphone portable
gettyimages.fr

Comment fonctionne la navette autonome électrique ?

Le marché de la navette autonome vient à peine de commencer qu’il explose déjà. Il faut dire que le principe est ingénieux. La navette n’a pas besoin de conducteur ; elle se dirige grâce à la programmation d’un trajet et se repère grâce à de multiples caméras et capteurs. Pour en découvrir davantage sur le fonctionnement de la navette autonome, cliquez ici.

Des phases d’expérimentation ont été lancées un peu partout et les résultats sont positifs. A Lyon, des navettes autonomes ont été aperçues près de Confluence et, en périphérie, dans le territoire d’activité de Meyzieu et Jonage. L’aéroport de Paris – Charles De Gaulle, a mis en place deux navettes 100% électriques, en service depuis avril 2018. A la Cité scientifique de Lille, un minibus autonome fait l’aller-retour entre deux stations de métro.

Le but de ces expériences ? Démocratiser l’usage des navettes autonomes dès 2020.

Quels sont les avantages de la navette autonome en zone urbaine ?

Si la navette autonome a un avenir prometteur, c’est parce qu’elle répond aux besoins des métropoles et des usagers. Elle facilite le commuting, ces trajets quotidiens entre le travail et le domicile. En théorie, l’absence de conducteur permet de déployer plus de navettes, pour un service plus fréquent et régulier. Les ingénieurs tentent aujourd’hui d’optimiser le niveau d’autonomie des navettes, qui nécessitent encore un exploitant à bord, comme l’explique cet article : https://navette-autonome.fr/ressources/articles-navette-autonome/quel-niveau-dautonomie/.

 

 

Avec le temps, il y a de forte chance que la navette soit capable d’effectuer des déplacements sur mesure. Moins chère qu’un taxi, elle pourrait alors se déplacer d’un point A à un point B à la demande de l’usager. On l’envisage également comme un outil de remplacement en cas de panne des autres transports en commun.

 

La navette autonome a donc un bel avenir devant elle et les métropoles veillent de près à son évolution. En 2020, elle devrait être intégrée et implantée dans les zones urbaines. Cela nécessitera probablement un temps d’adaptation de la part des usagers mais les ingénieurs sont confiants : la navette autonome électrique est le transport du futur.